AUX INNOCENTS

  1. AUX INNOCENTS -:-- / -:--

Y a pas de justice, qu’il se dit
En grattant son sexe tout petit
À défaut de le voir…
Qu’est ce qu’on bouffe bien
Dans le Var.

Il s’en met plein les poches
Et il s’en met plein la panse
En remplissant des sacoches
D’argent encore tout noir…

C’était un agent du gouvernement
En Afrique ou bien au Liban
Un haut serviteur de l’Etat
Un trafiquant qu’on n’arrête pas.

En se rappelant de sa Base Bidon
Et de sa « French Connection »
En se souvenant des basses besognes
Flics et voyous mains dans les pognes.

Cet homme se sert un verre
C’est le myrte qu’il préfère
À la mémoire de ses méfaits
Il vient d’être nommé préfet.

Aux innocents,
Les mains pleines d’argent,
Salies par le sang collé
Sous les ongles d’un président.
Aux innocents,
Les mains pleines de sang.
Une fière équipe voyoucratique
A pris les rennes
Du gouvernement.

Commerçant en anis
Ou bien chef de la police
Faut savoir jongler
Avec les responsabilités.

Il a de bons réseaux
Et on a de bonnes raisons,
De faire attention,
Quand on lui tourne le dos.

C’est lui celui qui a
Les meilleurs hommes.
Les durs, les vrais,
Ceux qui assomment
Tout ce qui bouge,
Surtout quand c’est rouge.

C’est lui celui qui a
La meilleure cam,
Les meilleurs flics
Les meilleurs armes
Au fond des états
Tu crois qu’il se passe quoi ?
(Charles…)
S.A.C bien pour lui…
Des comptes aux Canaries ?
Et S.A.C bien pour lui…
Une immunité pour la vie ?

Refrain

Alors prend donc ça
C’est du non,
C’est du 11.43
C’est fait pour les gens
Comme toi et moi,
Avec une seule balle
T’arrache un bras.
Ça te rappellera
Le bon vieux temps
L’époque ou t’étais artisan
En morphine base
Et armement.
Est ce que t’ y penses encore
En t’endormant ?

Un monde meilleur
Ne serait pas un monde
Ou les voyous n’existeraient pas.
Un monde meilleur
Ce serait un monde
Ou ils ne fréquenteraient pas l’état.

C’est l’histoire d’un pays
Qui pervertit ses bandits
Drôles de façons`
Pour une réintégration.

Ça parle de fric, de cam, d’impunité
De lourds trafics étatisés,
Ça parle de L’Afrique…
Et de son pillage organisé.

Ça parle de ceux qui encore aujourd’hui
Confondent mafias et puis partis,
Ça parle de sang, chut,
Écoute un instant,
On entend les gouttes tomber,
Du toit de l’élysée.