L’ART DE LA DÉFAITE

  1. L’ART DE LA DÉFAITE -:-- / -:--

La côte en haut de la ville
Est avare en ombre l’été
Ses lacets la rende indocile
Il faut une raison pour y aller
Raison d’aller là
Pour aller monter tout là-haut comme ça

Il y marche comme l’on vole
L’air de ne pas y toucher
Mais le moindre bruissement l’affole
Le fait se re-décourager
Revenir sur ses pas
Et puis recommencer à re-quitter l’en bas

C’est que tout l’autour l’attise
C’est ce que ses sens lui disent
Que tout son latin se divise
Aux volets bleus et entrouverts, au vélo vert
À ce à quoi il renonce en faisant marche arrière

C’est tout l’art de la défaite
Ça tient dans un demi-tour
Tout l’art de la défaite est là
Dans ce demi-tour sur soi

La pente en haut de la ville
Est avare en ombre l’été
Ses lacets la rende indocile
Il faut une raison pour y aller
Raison d’aller là
Pour aller monter tout là-haut comme ça

Il en redescend comme on sort
D’une nuit blanche et agitée
Le moindre bruissement l’endort
Le fait se remettre à rêver
Revenir sur ses pas
Et puis recommencer à regagner l’en bas

C’est que tout l’autour consumé
Par les sens et l’été
Son latin résumé à répéter tout bas
« Voudrais-tu danser ? Voudrais-tu danser ?
Voudrais-tu re-danser avec moi ou pas ? »

C’est tout l’art de la défaite
Ça tient dans un demi-tour
Tout l’art de la défaite est là
Dans ce demi-tour sur soi